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Les origines du mot « Coach »

Coach par ci, coach de cela, « coach en relooking de canapé » ou encore en « cuisine asiatique ». Aujourd’hui, il y a des « coachs » pour tout et quand je dis que je suis coach, on me répond très généralement : « coach en quoi ? ». Face à cette question, je me retrouve devant un mur blanc, incapable de répondre. Un coach est un coach.

Repartons à la source du mot pour comprendre le plus justement possible la fonction, les compétences et la posture d’un coach.  

Le mot « coach » aurait pour origine Kocs, près de Budapest, c’est un dérivé du mot « kocsi », ou coche en français. C’est dans cette petite ville de Hongrie, au XVIème siècle, que l’on a construit des diligences plus rapides, plus confortables, plus légères pour transporter des voyageurs d’un point A vers un point B. En langage métaphorique, un coach est donc un conducteur de diligence qui accompagne une personne importante (un Prince, un noble) qui voyage vers son objectif désigné. Vous comprendrez aisément qu’il est difficile de répondre à la question : « vous êtes conducteur de diligence en quoi ? ».

Le coach : transporteur de nobles voyageurs

 

La fonction, les compétences et la posture d’un coach sont aujourd’hui à l’image du conducteur de diligence hongrois cinq siècles auparavant. Le coach a pour mission de conduire la personne importante (le coaché) vers sa destination désirée, en empruntant le chemin le plus simple, le plus beau, le moins semé d’embuches pour éviter les freinages brusques ou dangereux. Parfois, le chemin qu’empruntait alors cette personne importante est bloqué ou devenu trop risqué. Le coach, par son habileté et son agilité dans sa conduite, conduit celle-ci au travers de chemins inhabituels et de routes nouvelles, tout en respectant le contrat fixé au départ. Le coach est pleinement à l’écoute de son noble voyageur et respecte ses temps de silence et de réflexion au cours des différentes étapes du trajet. Pour que ce dernier arrive concrètement à destination, le coach soigne sa conduite, veille à ce que son voyageur soit confortablement installé et en pleine confiance. Il vérifiera pendant tout le trajet, que celui-ci est bien « soigné » et qu’il arrive avec une belle énergie à destination (ce que l’on appelle en coaching : l’écologie). Pour cela, le voyageur valide que son « conducteur » possède effectivement son permis de conduire de diligence (la certification reconnue au niveau national).

Le coach est juste le « passeur » ; il n’est pas le « Prince ». C’est en effet le coaché en personne qui va vivre ses rêves, conduire ses projets, qui va apporter des changements dans sa vie et qui va réparer ce qui est à réparer. Un coach est au service des désirs, des envies, des projets, des rêves de son coaché. C’est le voyageur qui décide de sa destination mais le coach sait comment conduire le véhicule. C’est en cela que le coach se doit de rester humble (en position de « non sachant ») car il ne produit rien, il ne fabrique rien, il ne mène pas les projets du coaché à sa place. Le voyageur arrivé n’a plus besoin de son coach.

Cependant, sans le coach, la personne importante n’arrivera peut être pas au lieu de destination pleinement désiré, ce qui pourrait s’apparenter à une perte, à un dommage. C’est en cela que le métier de coach, « conducteur de diligence », trouve ses lettres de noblesse.