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Les centres d’intérêt dans le CV : ne pas les négliger !

Fréquemment rédigés en bas de page du CV, les centres d'intérêt sont cependant souvent ignorés, inexistants ou peu développés. Ils ont pourtant une place prépondérante dans un CV.

Ces CV sont-ils ceux de personnes qui auraient une vie professionnelle qui les empêcherait de développer des activités extra-professionnelles ?

En quoi les centres d’intérêt ont-ils une place privilégiée dans un CV ? En voici trois raisons principales :

Tout d'abord, nos centres d’intérêt, que l’on appelle aussi « loisirs » ou « hobbies », expriment nos valeurs, notre identité, nos talents mais témoignent également de notre capacité à créer du lien, à construire « du réseau ».

En raison de leur jeune âge et d’expériences professionnelles peu nourries, les étudiants sont contraints de mettre l’accent sur leurs centres d’intérêt pour exprimer leur personnalité. Etre capitaine d’une équipe de football peut démontrer un certain goût pour le challenge, la capacité à mener un groupe, la détermination ou encore quelques prédispositions pour le management. Jouer du piano peut être aussi synonyme de sérieux, de persévérance, de calme. Enfin, pour les jeunes, évoquer les voyages réalisés, même en vacances entre amis, peut symboliser l’ouverture d’esprit et la pratique d’une langue étrangère dans un cadre extra scolaire.

Pour les adultes, cette première raison n’est pas très différente. Si vous exposez dans un CV une expérience professionnelle abondante : gardez une place pour vos loisirs.

Pour les mêmes raisons que pour les plus jeunes, de nombreux recruteurs les lisent en premier, surtout quand le CV est surchargé. Les centres d’intérêt peuvent faire figure de tests de personnalité. En effet, ils expriment une activité fortement appréciée et aussi représentative de qui nous sommes.

Ensuite, les entreprises sont aujourd’hui à la recherche de personnalités. Le cloisonnement entre la vie professionnelle et la vie personnelle diminue avec l’avènement du télétravail, des espaces de coworking, des week end d’intégration ou encore du team building. Il n’est pas rare que des équipes de Jorckyball, de squatch ou des chorales se forment dans des sociétés. Cela crée du lien. Les employeurs veulent manager des salariés capables de prendre de la distance vis-à-vis de leurs missions. A l’heure de la pause déjeuner, il est bon de parler d’autre chose, pour faire retomber justement cette pression afin d’écarter le risque de burn out. Selon l’activité pratiquée, un centre d’intérêt est aussi un lieu de création de réseau susceptible d’intéresser l’employeur.

Enfin, beaucoup d’employeurs vont rechercher leur double. On a forcément davantage d’affinités avec ceux qui nous ressemblent. A CV égal, les loisirs pourront faire la différence. Le « hobby » sera alors aussi un argument, un éventuel sujet de discussion lors de l’entretien de recrutement.

Aussi, quels sont les centres d’intérêt à évoquer dans son CV ?

Il est préférable d’évoquer ceux que vous appréciez vraiment, de mentionner les loisirs que vous pratiquez au minimum une fois par semaine. De plus, soyez précis, n’hésitez pas à mettre le nom de votre association et ou le style de romans que vous lisez. Les voyages réalisés dans diverses parties du monde sont aussi très intéressants pour l’employeur. Enfin, si vous n’avez aucun centre d’intérêt à inscrire dans un CV, rassurez-vous, ce n’est pas non plus l’essentiel, vous avez d’autres talents à faire valoir.