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En quoi le coaching à distance est efficace ?

Lorsque j’évoque le coaching à distance (téléphone, skype, face time…), on me rétorque souvent : « on ne peut pas travailler avec le non verbal, on ne voit pas les émotions du client ». Je vous invite à faire une expérience qui va vous aider à lever cette croyance limitante.

Vous partez en forêt, accompagné d’un guide. Vous bandez vos yeux et marchez dans les bois, seul votre guide vous donne quelques consignes pour éviter l’accident (http://entrelesarbres.com propose ce type d’expérience dans la région de Lyon). Sans vous dévoiler complètement la surprise que cela provoque, voici ce qui se passe : vos sens sont décuplés, l’ouïe est plus fine, les ressentis sont plus profonds, les intuitions sont davantage développées. Par conséquent, pas besoin de voir pour recevoir les émotions de son interlocuteur, pas besoin de voir pour travailler avec le non-verbal et entendre ce qui ne se dit pas. En forêt, nous percevons davantage les bruits des arbres quand nous avons les yeux fermés. 

Votre croyance est-elle levée ?

Au cours d’une formation de coach professionnel certifié, nous apprenons d’abord à coacher par téléphone, parce que c’est plus facile à la fois pour le coach et pour le client. Cela produit le même effet qu’en forêt les yeux bandés, comme si l’efficacité de nos sens était décuplée quand ils fonctionnent un par un. Donc l’efficacité du coaching à distance n’est pas altérée par l’absence de lien physique. La fameuse bulle que l’on retrouve dans un coaching en présentiel est tout autant impénétrable à distance. 

Ce qui fait également que le coaching à distance est efficace, c’est que le coach a moins d’options d’outils à proposer. Un certain nombre d’outils utilisables en présentiel sont, de fait, éliminés par la distance. Dans ce cas, le coach doit être imaginatif et inventif afin de provoquer aussi un accès à l’imaginaire plus rapide chez le client. Avec le coaching à distance il n’y a pas de superflu : on va droit au but et le coach travaille avec ce qui est à sa disposition. Par conséquent, le coaching à distance est une marque d’agilité et une preuve de professionnalisme car le coach ne peut plus se dissimuler derrière sa boite à outils. A distance, les silences indispensables en coaching peuvent être aussi davantage marqués. A distance, rien n’empêche également de travailler avec des images, du dessin, du son, du mouvement…

Plus écologique, plus confortable et plus sécurisant

Le coaching à distance comporte de nombreux avantages. Tout d’abord, il existe un gain de temps non négligeable, particulièrement en déplacement. Ensuite, il s’agit d’un gain écologique car ne plus prendre sa voiture pour aller à sa séance de coaching, c’est quand même un progrès. 

Enfin, parlons du confort ! Le client peut être chez lui, dans son bureau, dans un parc, dans un café et réaliser sa séance. 

La seule condition pour lui est que sa propre confidentialité soit assurée et le coach doit y veiller. De plus, les effets de la séance peuvent être plus durables car le fait de revenir dans la « vraie vie » et de vaquer à ses occupations est moins brutal. 

Le coaching à distance offre aussi des opportunités pour les personnes qui ont plus de difficultés à se livrer en face à face. La parole peut être plus libérée quand il y a une distance. 

Témoignage de AB, cliente à distance : « De nature réservée et plutôt pudique quand il s’agit d’exprimer des thématiques personnelles et intimes, j’ai naturellement opté pour un coaching à distance. Je ne me sentais pas d’exposer certains sujets en face à face. Pouvoir parler sans contraintes à mon coach par l’intermédiaire du téléphone m’a vraiment aidée à travailler autour d’un objectif que je n’aurais pas pu atteindre seule. J’ai pu réaliser mon coaching depuis mon salon, en buvant mon thé, c’est-à-dire dans des conditions optimales pour moi. Les résultats ont dépassé mes attentes : j’ai pu mettre en pratique immédiatement mon plan d’action et réaliser mes objectifs. Je trainais derrière moi 15 ans de difficultés sur une thématique personnelle et 6 séances de coaching téléphonique ont rendu ma vie relationnelle infiniment plus simple au quotidien ».

Le coaching offre aussi des opportunités immenses pour les coachs. Quel plaisir pour un coach d’accompagner le matin une personne dans la région parisienne, à midi autour de Nancy et le soir dans la région de Bruxelles… sans oublier les coachs bilingues.

Alors, toujours pas convaincus ?

Les origines du mot « Coach »

Coach par ci, coach de cela, « coach en relooking de canapé » ou encore en « cuisine asiatique ». Aujourd’hui, il y a des « coachs » pour tout et quand je dis que je suis coach, on me répond très généralement : « coach en quoi ? ». Face à cette question, je me retrouve devant un mur blanc, incapable de répondre. Un coach est un coach.

Repartons à la source du mot pour comprendre le plus justement possible la fonction, les compétences et la posture d’un coach.  

Le mot « coach » aurait pour origine Kocs, près de Budapest, c’est un dérivé du mot « kocsi », ou coche en français. C’est dans cette petite ville de Hongrie, au XVIème siècle, que l’on a construit des diligences plus rapides, plus confortables, plus légères pour transporter des voyageurs d’un point A vers un point B. En langage métaphorique, un coach est donc un conducteur de diligence qui accompagne une personne importante (un Prince, un noble) qui voyage vers son objectif désigné. Vous comprendrez aisément qu’il est difficile de répondre à la question : « vous êtes conducteur de diligence en quoi ? ».

Le coach : transporteur de nobles voyageurs

 

La fonction, les compétences et la posture d’un coach sont aujourd’hui à l’image du conducteur de diligence hongrois cinq siècles auparavant. Le coach a pour mission de conduire la personne importante (le coaché) vers sa destination désirée, en empruntant le chemin le plus simple, le plus beau, le moins semé d’embuches pour éviter les freinages brusques ou dangereux. Parfois, le chemin qu’empruntait alors cette personne importante est bloqué ou devenu trop risqué. Le coach, par son habileté et son agilité dans sa conduite, conduit celle-ci au travers de chemins inhabituels et de routes nouvelles, tout en respectant le contrat fixé au départ. Le coach est pleinement à l’écoute de son noble voyageur et respecte ses temps de silence et de réflexion au cours des différentes étapes du trajet. Pour que ce dernier arrive concrètement à destination, le coach soigne sa conduite, veille à ce que son voyageur soit confortablement installé et en pleine confiance. Il vérifiera pendant tout le trajet, que celui-ci est bien « soigné » et qu’il arrive avec une belle énergie à destination (ce que l’on appelle en coaching : l’écologie). Pour cela, le voyageur valide que son « conducteur » possède effectivement son permis de conduire de diligence (la certification reconnue au niveau national).

Le coach est juste le « passeur » ; il n’est pas le « Prince ». C’est en effet le coaché en personne qui va vivre ses rêves, conduire ses projets, qui va apporter des changements dans sa vie et qui va réparer ce qui est à réparer. Un coach est au service des désirs, des envies, des projets, des rêves de son coaché. C’est le voyageur qui décide de sa destination mais le coach sait comment conduire le véhicule. C’est en cela que le coach se doit de rester humble (en position de « non sachant ») car il ne produit rien, il ne fabrique rien, il ne mène pas les projets du coaché à sa place. Le voyageur arrivé n’a plus besoin de son coach.

Cependant, sans le coach, la personne importante n’arrivera peut être pas au lieu de destination pleinement désiré, ce qui pourrait s’apparenter à une perte, à un dommage. C’est en cela que le métier de coach, « conducteur de diligence », trouve ses lettres de noblesse.